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LPC - Les Pierres qui Chantent

Cabinet associatif d'étude et expertise en architecture et acoustique. Amélioration de l’habitabilité acoustique des logements pour personnes vulnérables et handicapées. Assistance à Maitrise d’Ouvrage en BTP. LPC travaille en lien avec le laboratoire d'Architecture UMR 7218 CNRS, des agences d’architectes, des établissements médico-sociaux, et contribue à la formation professionnelle dans ses disciplines d’étude. LPC est propriétaire du Label "Haute Qualité Acoustique". CONTACT 06 63 16 87 89

Web-série sur le Mont Saint-Michel en tournage pour Arte

Publié le 4 Août 2017 par

Voici l'annonce sur le site de "Gedeon programmes" il s'agit de nos dernières recherches.
http://www.gedeonprogrammes.com/webserie-sur-le-mont-st-michel-en-tournage-pour-arte/

http://www.gedeonprogrammes.com/webserie-sur-le-mont-st-michel-en-tournage-pour-arte/

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LA SIGNATURE VOCALE DES ENFANTS AUTISTES : un élément clé du diagnostique TSA précoce

Publié le 28 Mars 2017 par O. MANAUD - C. BARRANDON

Dans le prolongement des travaux d’investigation d’Antoine Alaméda initiés en 1997 en France et en dialogue à ceux de Stephen Sheinkopf aux Etats-Unis, nous poursuivons l’étude de la signature vocale des enfants autistes. A partir du sixième mois de leur existence, on constate que les caractéristiques sonores de leurs cris et de leurs pleurs ne ressemblent pas à celles d’un enfant ordinaire. Et même à l’âge adulte, le phénomène est identifiable. Pour vérifier cela, il faut mettre en place un protocole de prise de son et d’analyse du signal enregistré.

Antoine Alaméda avait travaillé avec un acousticien sur trois enfants autistes de 6 à 8 ans, ouvrant ainsi un axe de recherche. Les résultats qu’ils ont obtenus sont passionnants, mais il leur manquait d’étendre leurs investigations sur un groupe d’enfants plus important pour consolider de manière scientifique la piste qui s’ouvrait à eux : pour les trois enfants étudiés, leur signature vocale ressemblait à celle de « son presque purs ». C’est à dire qu’il n’y avait quasiment pas d’harmoniques lorsqu’ils criaient ou pleuraient. Par ailleurs, dès lors qu’une personne s’approche d’eux et leur parlent, les enfants entrent dans un processus mimétique et essaient de reproduire la production d’harmoniques qui ne leur sont pas naturelles, modifiant l’ambiance sonore de leur émission vocale. Cependant, leur signature vocale reste la même, malgré tout.

Définition simplifiée de la signature vocale :

Pour un être humain, on appelle signature vocale le rapport de la somme des puissances contenues dans les harmoniques (Fn) à la puissance contenue dans la fondamentale (F0).

« Cette signature étant pour l’individu analogue à des empreintes digitales acoustiques », elle reste constante durant des temps très longs, ne se modifiant que lorsque la voix change, lors de la puberté par exemple. Par contre, cette signature ne se modifie pas en fonction du contexte émotionnel par exemple. Elle est personnelle à chacun de nous et permet de nous reconnaître, de nous différencier. Ainsi, cette signature acoustique stable, peut être définie comme un véritable Moi vocal. » (Alaméda, p.44)

Analyse spectrale et transformée de Fourier

La plupart des méthodes de représentation des signaux de paroles s’appuient généralement sur l’analyse spectrale de Fourier (la transformée de Fourier, la FFT). Le principe revient à circonscrire les fréquences principales qui composent le signal (les pics apparaissant dans le module carré de la transformée de Fourier du signal, pris dans son intégralité ou spectre), et qui sont caractéristiques d’un phonème (les fréquences caractéristiques d’un « a » ne sont pas identiques à celles d’un « i »). Pour un bébé ou pour une personne qui n’a pas l’usage de la parole, et qui s’exprime par des cris, l’application de la transformée de Fourier peut convenir. On sait que l’analyse de Fourier appliquée telle quelle n’est pas totalement suffisante pour analyser le signal de la parole. La raison est que lorsque l’on détecte un pic dans le spectre du signal, on a perdu une information importante : on ne sait pas quand la fréquence détectée a été émise (ou prononcée). C’est un problème lorsque l’on veut analyser un mot ou une expression verbale. La transformée de Fourier fait une sorte de photographie atemporelle des pics fréquentiels associés à tous les phonèmes du mot qui se superposent alors. Autrement dit, et en simplifiant un peu, le mot « limité » devient analogue au mot « milité », .le mot « souris » à celui de « roussi »… Ceci traduit le fait que l’analyse de Fourier est adaptée aux situations stationnaires  tandis que le signal de parole est par essence non-stationnaire (à cause de la courte durée des phonèmes, des pauses, etc.). Pour prendre en compte ce caractère non-stationnaire, la solution la plus fréquente consiste à conserver le principe de l’analyse de Fourier, mais en le décomposant pour lui ajouter une dimension temporelle. Le principe est de fractionner le signal en tranches successives et de calculer dans chacune d’elles la transformée de Fourier. On dit alors que l’on calcule la transformée de Fourier à court-terme (FFT) et on appelle son module carré, le sonagramme. Le spectrogramme est donc une fonction de deux variables : le temps (par convention c’est l’instant marquant le centre de la tranche où on fait l’analyse) et la fréquence (suite à l’analyse de Fourier dans la tranche). On représente ainsi le spectre évoluant dans le temps. Autrement dit, on fait une analyse conjointe temps-fréquence du signal. Nous effectuons la visualisation des sonagramme au moyen de plusieurs logiciels du traitement audio, comme Adobe Audition, par exemple.

Prendre en compte l’émission vocale et l’environnement architectural

Les études les plus récentes, comme celles de Sheinkopf, se concentrent sur l’analyse de l’émission vocale de l’enfant autiste, mais ne prend malheureusement pas en compte les phénomènes sonores produits par l’architecture du lieu où se trouvent les bébés enregistrés. En effet, nous ne cessons de souligner l’importance de l’ECHO-SYSTEME lorsqu’il s’agit de notre rapport à la voix et aux sons. De même que nous aimons jouer avec le retour de son lorsque nous passons sous un pont ou un tunnel, de même le petit enfant joue avec les ambiances sonores des espaces où il se trouve. Voilà pourquoi l'architecture et son écho-système de résonance à quelque chose à voir avec l'émission sonore de l'enfant. Le retour de son qu’il perçoit est soit celui de la pièce, soit celui de la voix de sa mère ou d’un membre de sa famille.

Signature vocale et diagnostique autistique dès l’enfance

Depuis plusieurs années, le diagnostique médical de l’autisme s’est beaucoup affiné, mais le chantier est encore immense. L’association LPC poursuit les recherches commencées en matière de signature vocale. Les enregistrements effectués depuis deux ans nous permettent de corroborer les travaux d’Antoine Alaméda et de son équipe: Certaines personnes diagnostiquées “autistes” ont bien une signature vocale spécifique. Sans doute faudrait-il, de manière systématique, procéder à une analyse spectrale de la voix des enfants, dès le 6ème mois pour enrichir le diagnostique medical. En effet, l’autisme se rencontre sous diverses formes avec bien souvent des troubles associés, lesquels rendent les choses plus complexes.

Bibliographie :

Antoine ALAMEDA, L’intelligence avant la parole : nouvelles approches originales du bébé, ESF, 1998.

Stephen J. SHEINKOPF, Jana M. IVERSON, Melissa L. RINALDI et Barry M. LESTER, “Atypical Cry Acoustics in 6-Month-Old Infants at Risk for Autism Spectrum Disorder”, in Autism Research n°5/2012, pp. 331-339.

Stephen J. Sheinkopf, Peter Mundy, D. Kimbrough Oller, and Michele Steffens, “Vocal Atypicalities of Preverbal Autistic Children”, in Journal of Autism and Developmental Disorders, Vol. 30, No. 4, 2000, pp. 345-354.

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HOME CINEMA, CRECHES POUR ENFANTS, CANTINES SCOLAIRES - Faites appel à un acousticien !

Publié le 23 Mars 2017 par O. MANAUD - C. BARRANDON

Faire les réglages acoustiques d'une pièce ne s'improvise pas ! Sur internet, vous allez trouver des conseils parfois contradictoires. Sachez que chaque lieu a ses caractéristiques phoniques propres, du fait de ses formes, de son volume et des matériaux de construction.

Aussi, appliquer de manière arbitraires des solutions proposées de manière théorique que vous allez glaner ici ou là, risque de vous laisser avec une certaine déception... N'oubliez jamais qu'un architecte est rarement un acousticien. Il connaît la législation et la réglementation de base et l'applique. Mais, c'est bien souvent insuffisant ! 

Pour des salles concernées par des activités potentiellement bruyantes, il est nécessaire de faire appel à un acousticien pour assurer le réglage non seulement du temps du réverbération, mais celui des fréquences critiques, ainsi que les phénomènes d'ondes stationnaires. Enfin, en fonction de vos équipements de diffusion sonore, il saura vous trouver le juste équilibre entre les basses et les aigues.

Quoi qu'il en soit, si la question sonore vous intrigue, vous pouvez avantageusement vous informer sur le site du CIDB, www.bruit.fr

Si vous habitez en Bretagne, n'hésitez pas à faire appel à l'association LPC. Des acousticiens spécialistes de l'architecture à votre écoute !

 

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Soigner l'acoustique dans les EPHAD. Lutter contre une architecture maltraitante

Publié le 23 Mars 2017 par O. MANAUD - C. BARRANDON

Un quart de la population de plus de 65 ans souffre de déficience auditive. Au-delà de 75 ans, la moitié des personnes présente une diminution de l’acuité auditive. Après 85 ans, quatre personnes sur cinq sont touchées. La déficience de cette fonction impacte de façon importante sur l’individu émotionnellement et physiquement, explique Sandrine Souchon.

Se préoccuper des rapports entre son et espace architectural, afin d’intégrer la dimension sonore dans la structure, paraît essentiel. L’environnement acoustique est un facteur primordial à la qualité de la communication. Le confort d’écoute et le niveau de compréhension ou d’intelligibilité de la parole dépendent de l’environnement acoustique dans lequel se fait la communication.

L'association LPC met ses compétences au service des EPHAD, des maisons de retraite et des établissements accueillant des personnes ayant la maladie d'Alzheimer. Dans certains cas, le niveau de cris des résidents est très perturbant pour les autres, ainsi que pour le personnel. Et, indépendamment du choix des matériaux de construction utilisés pour assurer l'isolation entre les locaux, ce qui est trop souvent ignoré, c'est combien les formes des pièces peuvent générer des phénomènes de retour de son susceptibles d'agressions pour ceux qui y habitent.

« L’aménagement et la qualité acoustique des lieux de vie, des salles à manger, des salles de restaurant sont souvent laissés pour compte dans les projets architecturaux. Les zones bruyantes épuisent, rendent agressif et impatient, isolent, augmentent le stress et l’anxiété. La personne âgée qui bénéficie d’un appareillage auditif est vulnérable et justifie une acoustique de qualité. Le bruit est sans doute l’élément le plus nuisible de la vie courante, et rares sont les lieux dans les institutions où l’on peut trouver des zones de silence, où la communication duelle est favorisée, où les circulations permettent aux chariots de rouler sans bruit, où les pas des personnes ne résonnent pas la nuit. »

Lire Sandrine Souchon et al., « L'architecture peut-elle être source de maltraitance ? Un regard de gériatres », Gérontologie et société 2006/4 (vol. 29 / n° 119), p. 75-84.

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Quand l'acoustique permet d'aménager l'habitat des personnes autistes

Publié le 24 Février 2017 par O. MANAUD - C. BARRANDON

Les qualités sonores appréciées par les uns peuvent être insurmontables pour d’autres. Des personnes autistes ou atteintes de troubles psychiques sont parfois incapables de supporter des sons qui sont considérés comme bénins par le reste de la population.

La RADIO Vivre FM a réalisé une petite interview sur les activités de l’association. Vous pouvez en écouter un extrait en podcast en cliquant sur le lien suivant :

EMISSION DU 28 JANVIER 2017

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Acoustique des cabinets médicaux et respect du secret professionnel

Publié le 20 Février 2017 par Olivier MANAUD - Cécile BARRANDON

Nous avons souvent constaté que certain cabinets médicaux sont très mal insonorisés et nécessiteraient un diagnostic acoustique et quelques travaux. L'enjeu prioritaire est de préserver le secret professionnel. Mais il y en a bien d'autres ! Voici quelques éléments indicatifs pour encourager les médecins et les maisons de santé à soigner la qualité acoustique de leurs locaux: 

1- FAIRE MIEUX QUE LE CADRE REGLEMENTAIRE

  • Le secret professionnel : Extrait de l’article 71 du Code de Déontologie Médicale (article R.412771 du CSP) : « Le médecin doit disposer, au lieu de son exercice professionnel, d’une installation convenable, de locaux adéquats pour permettre le respect du secret professionnel (…) ». L’insonorisation du cabinet médical est donc indispensable pour préserver le secret professionnel
  • L’accessibilité aux personnes avec handicap sensoriel : Article L1117 du Code de la Construction. Or, dans la pratique, la question de l’accessibilité se réduit trop souvent à la seule prise en compte du handicap physique.
  • Des normes architecturales insuffisantes : Ces normes ont plusieurs lacunes, comme la seule prise en compte des intervalles d’octaves centrés sur 500, 1000 et 2000Hz. C’est à dire qu’il y a un vide juridique pour les basses fréquences.

2- CONSTATS

  • L’inconfort des patients : Ce sont eux les meilleurs juges de la qualité acoustique d’un cabinet médical. Ils entendent les conversations derrière les portes ou dans les couloirs.
  • La fatigue du personnel d’accueil ou de secrétariat : le niveau de bruit de fond trop important est cause de pénibilité au travail.
  • Les locaux sont parfois trop réverbérants, et le simple fait d’y parler suscite des phénomènes sonores fatiguants pour le praticien.
  • Le bruit des équipements peut entrer en résonance avec les dimensions de la pièce et causer une fatigue cumulée au fil des jours.

3- ENJEUX D’UNE HAUTE QUALITE ACOUSTIQUE

  • Un plus grand confort pour les patients et un meilleur respect du secret professionnel.
  • Diminuer la pénibilité acoustique des employés.
  • De meilleures conditions de travail.
  • Une notoriété de qualité de prestation.

4- OBTENIR LE LABEL DE "HAUTE QUALITE ACOUSTIQUE"

  • Faire appel au Cabinet LPC qui vous transmettra une fiche d'enquête.
  • Faire un diagnostic acoustique de votre établissement.
  • Mener d’éventuels travaux d’aménagement intérieur (architecture et/ou mobilier)
  • Remise d’un certificat de « Haute Qualité Acoustique » par le cabinet de conseil en acoustique architecturale LPC.

 

Voir aussi l'article suivant : http://blog.madeformed.com/insonorisation-cabinet-medical/

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Architecture - Phénomènes acoustiques et neurosciences

Publié le 10 Février 2017 par Olivier MANAUD - Cécile BARRANDON

Voici enfin quelques éléments complémentaires sur ce sujet déjà amorcé l'an dernier.
 
Lors de nos investigations concernant les phénomènes sonores identifiés dans les abbayes médiévales, nous avions voulu approfondir l'analyse scientifique par le biais de protocoles IRM.
 
Les échantillons sonores utilisés avaient été réalisés à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (choeur des moines) d'une part et en studio d'autre part (acoustique neutre, sans aucune réverbération).
Les modules vocaux étaient exactement tous les mêmes (tonalité, diapason, tempo). L'enjeu était d'identifier l'impact sur le cerveau humain des phénomènes acoustiques spécifiques du chant grégorien sous les voûtes romanes. Les enregistrements réalisés ont été diffusés lors d'IRM au laboratoire de l'Hôpital de Paris Bicêtre sous la direction du professeur Ducreux.
 
Nous avons bien observé des différences d'activation entre l'enregistrement dans le choeur et celui en studio, notamment dans l'aire de Brocca (une des aires du langage), dans le Cortex pré-frontal (jouant un rôle dans la régulation des émotions) et dans le cortex cingulaire (jouant un rôle dans différentes fonctions cognitives et affectives comme la prise de décision et l'empathie). Ainsi, l'écho-système architectural de résonance des voûtes romanes apporte bien une formidable plus-value à la voix humaine, stimulant les mécanismes de l'émotion, de l'empathie et de la décision. Ce résultat est très précieux car il corrobore nos travaux universitaires antérieurs, apportant une confirmation neuroscientifique très claire.
 
Ainsi "l'efficacité" du chant grégorien est nettement associée à son site architectural de déploiement ; alchimie du chant et de l'écho.
 
LA QUESTION DES BATTEMENTS BINAURAUX EN SUSPENS
 
Une autre intrigue guidait nos investigations: celle des battements binauraux. En lien avec Kerwin Rolland, nous avions identifié, par d'autres protocoles, des phénomènes de battements stéréophoniques avec un léger décalage de fréquence entre les deux oreilles. Cela avait été mesuré dans la même abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. (Lire l'article universitaire paru dernièrement aux éditions Picard dans l'ouvrage collectif L'église, lieu de performances, sous la direction de Nicolas Reveyron et Diane Daussy).
En ce qui concerne l'analyse IRM, nous avons utilisé trois échantillons sonores pour effectuer un protocole de comparaison afin d'identifier les éventuelles stimulations du cerveau en présence (ou non) de battements binauraux. Les deux premiers sont ceux utilisés ci-dessus, et le troisième est l'échantillon réalisé en acoustique neutre auquel Kerwin a rajouté (en montage numérique) des battements binauraux de synthèse.
 
Les résultats mesurés indiquent que l'enregistrement studio et celui avec les battements binauraux ne présentent absolument aucune différences. A l'opposé, la comparaison de l'enregistrement dans le choeur avec celui des battements binauraux de synthèse présentent des différences d'activation complétement aberrantes. (voir image ci-dessous)

 
Au vu des résultats nous ne pouvons pas conclure sur l’existence ou non de battements binauraux et d'un quelconque effet neurologique. Après discussion avec Jean-Baptiste Billaud et Denis Ducreux, il nous est recommandé de vous tourner vers une équipe de recherche pratiquant l'électro-encéphalographie (EEG). L'EEG est un "simple" bonnet avec de multiples électrodes enregistrant les variations d'activité électrique cérébrale. Il présente le gros avantage d'être totalement silencieux et de ne pas avoir de contraintes matérielles, ce qui veut dire que la stimulation auditive peut être réalisée avec un casque stéréophonique ordinaire. En effet, l'énorme limite des protocoles IRM, en matière d'investigation acoustique, sont les contraintes énormes de bruits de l'appareil.
 
Aussi la question de l'identification des battements binauraux reste en suspens...

 

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Nos compétences référencées sur HANDIPLANET

Publié le 29 Décembre 2016 par Olivier MANAUD - Cécile BARRANDON

Une fiche de compétences est en ligne sur le site de HANDIPLANET qui diffuse et coordonne un maximum d'informations concernant les actions menées en faveur des personnes avec handicap.

http://www.handiplanet-echanges.info/organisations/lpc-les-pierres-qui-chantent

http://www.handiplanet-echanges.info/Members/cecilebarrandon_77/2018l2019echo-systeme2019-de-la-personne-avec-handicap-l2019enjeu-du-facteur-sonore-dans-larchitecture-de-centres-medico-sociaux-ime-mas-fam...

HANDIPLANET crée une dynamique d’échanges au plan international entre associations par le partage et la capitalisation d'idées, d'informations et d'expériences.

Cette création a pour but de contribuer à un meilleur exercice des droits des personnes ayant un handicap mental ou psychique de tous pays.

 

HANDIPLANET a reçu le soutien de Mme Hessa Al Thani, Représentante Spéciale de l’ONU pour le handicap de 2003 à 2009 : « Après une rencontre avec son animateur et un examen du site Internet, je réalise la valeur d’un tel site et son importance dans la mise en lien de personnes handicapées de partout dans le monde. Je suis très impressionnée par ce travail et j’ai l’intention de commencer à y mettre en ligne quelques unes de nos recherches et documents.»

 

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Article dans le journal LE TELEGRAMME

Publié le 20 Décembre 2016 par Olivier MANAUD - Cécile BARRANDON

Article dans le journal LE TELEGRAMME
Article dans le journal LE TELEGRAMME
Article dans le journal LE TELEGRAMME
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La démarche HQA : Haute Qualité Acoustique

Publié le 12 Décembre 2016 par Olivier MANAUD - Cécile BARRANDON

Le label "Haute Qualité Acoustique" a été publié au Bulletin Officiel de La Propriété Intellectuelle (BOPI), numéro 16/52 Vol.I du 30 décembre 2016, sous le n° 16 4 321 277.

"De la nuisance sonore vers l'hospitalité des sons"

SOMMAIRE :

1. Quelques chiffres significatifs

2. Trois principes de la démarche HQA®

3. Les acquis de la démarche HQE® pour la démarche HQA®

4. La démarche HQA® et la réglementation acoustique

5. La démarche HQA® et le matériau sonore

6. La démarche HQA® et la prévention du bruit dans l’environnement

7. La démarche HQA® pour la prévention de la pénibilité sonore au travail

8. La démarche HQA® pour une société plus inclusive

Le label HQA®

 

Dans la logique de la démarche HQE, maintenant bien connue dans les projets de construction et d’urbanisme, l’association LPC entend valoriser la cible n°9. En effet, la prise en compte du facteur acoustique est rarement à la hauteur des besoins.

Face à une demande sociale et médicaux sociale de plus en plus forte, nous avons créé le label HQA® (Haute Qualité Acoustique) afin d’améliorer les qualités de vie des personnes dans leur habitat et dans la société. 66% des français disent être gênés par le bruit, et 85% des français considèrent que les nuisances sonores sont incompatibles avec un projet de logement idéal.

Initialement pensée pour les projets d’établissements accueillant des personnes vulnérables (avec maladie psychique ou handicap sensoriel ), cette démarche HQA, dans une logique de qualité environnementale, vise la prise en compte adaptée et adaptable de la sensorialité acoustique des habitants dans leur lieu de vie.

 

1. Quelques chiffres significatifs (enquête SOFRES, mai 2010 ; et enquête IFOP 2014)

Gêne bruits à domicile

2010

2014

Pourcentage des Français

65%

86% (*)

 

(*) Ce chiffre passe à 93% dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants

Gêne bruits de circulation

Routière

Aérienne

Ferroviaire

Pourcentage des Français

59%

14%

7%

 

Gênes bruits activités

Chantiers

Ramassage ordures

Activités industrielles

Bar, discothèques

Equipements individuels ou collectifs

Pourcentage des Français

31%

9%

5%

4%

4%

 

12 millions de français (sur 65 millions) sont touchés par un handicap. Parmi eux, 80% ont un handicap invisible, 1,5 millions sont atteints d’une déficience visuelle et 850 000 ont une mobilité réduite. L’INSEE estime que 11,4% sont atteints d’une déficience sensorielle (essentiellement visuelle ou auditive).

NB. La déficience auditive est malheureusement réduite (dans les études statistiques) aux problèmes de perte d’audition. Mais les handicaps d’hyper-sensorialité, ou d’hyper-acousie sont trop méconnus, et pourtant bien fréquents.

 

2. Trois principes de la démarche HQA®

La démarche HQA s’inscrit dans toutes les phases d’un projet architectural (programmation, conception, réalisation, fonctionnement, voire démolition). Elle rejoint la philosophie HQE sur trois grands axes (Construction / Confort / Santé) :

L’Acou-construction

  • Choix de procédés de construction et de gestion de chantier les moins bruyants possible.
  • Réalisation de construction rigoureuse en matière acoustique
  • Choix de matériaux ayant des qualités phoniques adaptées au programme.

L’Acou-confort

  • Une bonne isolation entre logements ou unités de vie (bruits aérien, bruits de choc).
  • Un vrai réglage de la réverbération des pièces et des salles.
  • Un niveau de bruit des équipements le plus bas possible (VMC, chauffage, Hotte, électroménager…)
  • Une action en faveur de la diminution des nuisances sonores dans l’environnement.

L’Acou-santé

  • Identification des sources de bruits et des fréquences anxiogènes : Concevoir le projet architectural en fonction de cela.
  • Identifier les fréquences de résonances et fréquences critiques des voix ou des cris des résidents pour concevoir des pièces avec formes et volumes adaptés.
  • Prendre en compte les éventuelles écholalies ou les stéréotypies rythmiques.

 

 3. Les acquis de la démarche HQE® pour la démarche HQA® : 

Un groupe de travail sous la direction d’Eric Gaucher et Jacques Millouet a rendu un rapport le 21/02/2012 intitulé : « La création d’un indicateur unique de qualité des ambiances sonores ». Ce document est disponible sur le site de l’association HQE. Nous saluons avec beaucoup d’intérêt le travail considérable qu’ils ont mené, mettant à disposition un outil d’évaluation acoustique pertinent et dont nous encourageons l’utilisation.

Retenons « qu’il n’est pas possible d’affecter un indicateur unique d’ambiance sonore à un bâtiment en tant que tel. Par contre ce travail montre qu’il est effectivement possible d’attribuer une note unique et pertinente de la qualité acoustique d’un bâtiment par rapport aux activités qui y sont pratiquées ».(p.34)

 

La démarche HQA : Haute Qualité Acoustique

Le rapport précise ensuite que ce modèle de notation de la qualité acoustique :

  • permet de tenir compte de toutes les activités susceptibles d’être rencontrées dans un bâtiment : il a vocation à devenir universel
  • peut être facilement enrichi pour progressivement tenir compte de tous les cas particuliers rencontrés, voire même à terme la prise en compte de plusieurs activités pratiquées dans un même lieu.
  • permet de calculer simplement la qualité acoustique globale d’un bâtiment : le modèle parait complexe quand on le développe, car de nombreux phénomènes doivent être pris en compte, mais il pourra être relativement simple à utiliser pour l’auditeur.
  • pourra être efficacement amélioré lorsque nous disposerons de données plus précises – par la mesure en particulier – des caractéristiques acoustiques des activités humaines.

La démarche HQA s’inscrit dans cette logique d’amélioration soulignée dans le dernier point. Nous sommes non seulement attentifs à identifier les activités (ou usages) propres à un lieu pour qualifier son traitement acoustique. Mais nous voulons aussi prendre en compte la signature vocale et la sensibilité auditive spécifique des personnes qui habiteront le lieu. Ce dernier aspect nous semble déterminant pour attribuer une note de qualité acoustique à un bâtiment.

4. La démarche HQA® et la réglementation acoustique

Les exigences réglementaires et légales fixent des normes assez précises.

  • Arrêtés du 25 avril 2003 relatif à la limitation du bruit dans les établissements d’enseignement et dans les établissements de santé, textes consolidés le 24 novembre 2016.
  • Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux modalités d'application de la réglementation acoustique.
  • Code de la Santé Publique, article R.48-4, décret n°95-408 du 18 avril 1995, relatif à la prise en compte de l’émergence pour l’appréciation d’une gêne lorsque le niveau de bruit ambiant mesuré sera égal ou supérieur à 25 dB(A).
  • Arrêté du 23 juillet 2013 (modifiant l’arrêté du 30 mai 1996) relatif aux modalités de classement des infrastructures de transports terrestres et à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation dans les secteurs affectés par le bruit.
  • Arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public.

Ces normes ont cependant plusieurs lacunes, comme (par exemple) la seule prise en compte des intervalles d’octaves centrés sur 500, 1000 et 2000Hz. C’est à dire qu’il y a un vide juridique pour les basses fréquences. La démarche HQA® est attentive à proposer des solutions techniques qui iront plus loin que la norme pour un meilleur confort acoustique.

 Article L111-7 du Code de la Construction, relatif à l’accessibilité (y compris sensorielle !)

« Les dispositions architecturales, les aménagements et équipements intérieurs et extérieurs des locaux d'habitation, qu'ils soient la propriété de personnes privées ou publiques, des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des lieux de travail doivent être tels que ces locaux et installations soient accessibles à tous, et notamment aux personnes handicapées, quel que soit le type de handicap, notamment physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique. »

La démarche HQA® s’attache tout particulièrement à défendre cette disposition légale. Malheureusement, dans la pratique, la question de l’accessibilité dans les projets architecturaux se réduit trop souvent à la seule prise en compte du handicap physique : Il y a encore un énorme travail à accomplir pour que cet article L.111-7 soit effectivement appliqué. Ceci nécessite une véritable compétence en matière d’acoustique architecturale et en sciences humaines.

 

5. La démarche HQA® et le matériau sonore

Bien souvent la question de l’acoustique dans l’architecture est traitée sous le registre des nuisances : Il faut lutter et éliminer les phénomènes sonores qui perturbent le bien-être des habitants. Alors on ne parle que d’ « isolation », de « réduction de bruits »… On est dans une logique de lutte face à une agression.

Mais on peut aussi penser l’architecture AVEC le son. Les actes de paroles, de musique et de chant font partie du quotidien des ambiances sonores dans l’habitat, sans compter certaines activités ménagères ordinaires. L’enjeu n’est pas tant d’isoler ces actes sonores, mais de les considérer comme des matériaux de construction. Construire AVEC le son nécessite donc de bien connaitre ce matériau pour qu’il entre en composition architecturale du lieu de vie.

Cet aspect est souhaitable pour tout type d’habitat, mais il apparaît comme fondamental pour des personnes avec handicap psychique ou avec autisme. C’est dans ce sens que l’association LES PIERRES QUI CHANTENT mène ses conseil et ses expertises acoustiques pour la construction d’habitat adapté et adaptable à chacun cas particulier.

 

6. La démarche HQA® et la prévention du bruit dans l’environnement

La directive européenne 2002/49/CE DU 25 JUIN 2002 énonce que « les autorités compétentes devraient établir, en concertation avec le public, des plans d’action de prévention du bruit portant sur les mesures à prendre en priorité dans [des] zones d’intérêt particulier. » (Considérant n°11). Et en France, l’article L. 572-6 du Code de l’Environnement définit les Plans de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) comme des documents qui « tendent à prévenir les effets du bruit, à réduire, si nécessaire, les niveaux de bruit, ainsi qu'à protéger les zones calmes ».

La démarche HQA® s’inscrit dans la dynamique de ces PPBE et apporte une qualification aux communautés d’agglomérations qui choisiraient de valoriser la qualité sonore de leur territoire. L’association LES PIERRES QUI CHANTENT peut, au titre de son expertise et de ses compétences, soutenir la mise en œuvre des PPBE (qui doivent être actualisés tous les 5 ans).

 

7. La démarche HQA® pour la prévention de la pénibilité sonore au travail

A partir du 31 décembre 2016, les employeurs devront, conformément au dispositif du C3P, déclarer l'exposition de leurs salariés au bruit si elle dépasse les seuils de pénibilité fixés. D'où la nécessité d'évaluer cette exposition de manière rigoureuse. Ainsi, par exemple, une personne exposée à un bruit ambiant de 79 dB voit son niveau d'exposition quotidien atteindre 90,5 dB si elle utilise durant 5 minutes une soufflette de 110 dB pour nettoyer son poste de travail en fin de journée. La démarche HQA® propose d’aller plus loin qu’une simple évaluation légale, mais surtout de proposer des conseils et solutions d’amélioration sonore du cadre de travail. L’association LPC apporte son concourt aux établissements qui souhaiteraient la mise en place d’un plan de prévention de la pénibilité sonore.

8. La démarche HQA® pour une société plus inclusive

Le dernier rapport de la CIH (Commission Interministérielle du Handicap) du 2 décembre 2016, comporte un compte rendu de décisions ; le chapitre 5 nous concerne particulièrement :

5. Développer l’habitat inclusif

5.1 Installer un observatoire de l’habitat inclusif et diffuser les bonnes pratiques.

5.2 Sécuriser le modèle économique de l’habitat inclusif.

5.3 Permettre une application harmonisée de la mise en commun de la prestation de compensation du handicap.

5.4 Promouvoir avec le mouvement HLM l’adaptation des logements et du cadre de vie du parc social au handicap et à la perte d’autonomie.

11.4 Renforcer l’offre de places en habitat inclusif et développer des logements d’évaluation de transition pour l’apprentissage de la vie en autonomie.

L’association LES PIERRES QUI CHANTENT promeut la démarche HQA® essentiellement dans cette logique d’habitat inclusif. Mais, l’idéal est de la généraliser à tout type de construction, de manière à concevoir des lieux de vie adaptés et adaptables aux personnes qui y habiteront. Dès lors que la démarche HQA® sera mise en œuvre, dans la dynamique environnementale HQE, un certain nombre de personnes handicapées pourront vivre au cœur d’une société plus inclusive. Cette exigence de qualité n’est pas une option, mais un formidable enjeu du « VIVRE ENSEMBLE » !

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